Ligue des Champions : résultats tirage au sort demi-finales – Vidéo replay
Après quelques jours de doutes et de suspens, l’heure était aux révélations en ce qui concerne les affiches de demi-finales de la Ligue des Champions 2013. Le tirage au sort se déroulait en direct ce 12 avril vers 12 heures.
Suite au tirage au sort, l’équipe de Barcelone devra jouer contre le Bayern Munich, et le Real Madrid contre Borussia Dortmund. De beaux matches en perspective. Si jamais vous avez manqué le tirage au sort en direct, il n’est pas trop tard pour le découvrir en replay vidéo ci-dessous.
Qui est Marie-Charline Pacquot, en couple avec Pierre Moscovici ?
Agée de 25 ans et chercheuse en philosophie rattachée au laboratoire de recherche de Besançon, Marie-Charline Pacquot est une jeune femme aussi discrète que brillante. Jusqu’ici dans l’ombre, la jeune femme est depuis quelques temps propulsée sur le devant de la scène grâce à son histoire d’amour avec Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie et des Finances. Une relation solide, qui dure depuis cinq années malgré une différence d’âge de trente ans. Différence d’âge qui ne fait d’ailleurs pas peur à Marie-Charline.
« Oui, nous avons 30 ans d’écart. Dans mes relations amicales, j’ai toujours aimé être entourée de gens plus âgés. Peut-être parce que je me sens rassurée. Mais cette différence d’âge, je n’y prête pas attention. Sauf peut-être lorsque Pierre me raconte qu’il a vu le concert de The Who à la fête de l’Huma en 72 ! », indique la jeune femme dans une interview pour Le pays. Loin de cacher son histoire d’amour, Marie-Charline partage de temps en temps des photos de son couple sur son compte Twitter.
Passionnée de littérature, la jeune femme avoue aimer les choses simples comme passer des soirées à regarder des DVD ou encore sortir diner au restaurant, le tout avec son amoureux évidemment. Marie-Charline et Pierre Moscovici aiment aussi passer du temps avec leur chat Hamlet ou encore se rendre à des expositions.
Bref, un couple amoureux et « normal » et surtout une jeune femme avec la tête sur les épaules malgré son jeune âge.
Prothèses PIP : indemnisation possible pour toutes les femmes opérées préventive
Les femmes opérées à titre préventif seront indemnisées. La chambre d’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) leur a donné raison en infirmant, jeudi 11 avril, les ordonnances d’irrecevabilité à leur encontre, déposées le 27 mars par Annaïck Le Goff, la juge d’instruction en charge du volet sanitaire de l’affaire. Faute de rupture de leurs prothèses, elle n’a pas reconnu les « blessures involontaires » sur les patientes.
Philippe Courtois, avocat de 2 800 porteuses, dont trois des cinq qui ont introduit le recours s’est bien entendu félicité de cette décision : « C’est une très bonne chose. Elles restent associées à une instruction qui se poursuit et peut conduire à la mise en examen d’autres personnes, tout en préservant leur droit à l’indemnisation (…) Je pense maintenant aux autres femmes concernées, car cette décision ouvre la voie à l’indemnisation de nombreuses femmes qui se sont fait retirer à titre préventif leurs prothèses mammaires ».
Le procès du scandale PIP doit s’ouvrir le 17 avril à Marseille.
Laurence Parisot est la présidente du Medef jusqu’au 1er juillet 2013. Que fera-t-elle une fois son mandat terminé ? Probablement de la politique. En tout cas, elle n’exclut pas cette option.
Invitée jeudi 11 avril sur RMC/BFMTV, Laurence Parisot a en effet déclaré : « Je n’écarte pas cette idée, tout simplement parce que je ne supporte pas de voir notre pays en difficulté. Je pense que la France a besoin que tous ceux qui sont prêts à s’engager puissent le faire. Maintenant, il y a beaucoup d’engagements possibles, et ça ne passe pas forcément par la voie de l’élection ».
Laurence Parisot souhaitait briguer un troisième mandat à la tête du Medef, grâce à sa réforme des statuts, qui prévoyait de ne plus limiter le nombre de mandats du président du Medef. Mais le conseil exécutif de l’organisation patronale a rejeté, dans un vote très serré, la proposition.
« C’est un énorme engagement celui que j’ai eu depuis huit ans […] parce que nous sommes amenés [au Medef] à prendre des positions et à défendre des enjeux de politique au sens le plus noble du terme […]. Est-ce que je vais continuer à m’exprimer ? Certainement. Est-ce que je vais continuer à faire en sorte que notre pays trouve la voie pour rester un pays phare, un pays prospère ? Oui », a-t-elle ajouté.
« J’ai décidé de rester. Les choses sont claires, le travail que j’ai fait devra être jugé en fin de la saison. Si tout le monde est content, si le club est content, je serai satisfait de rester », a indiqué Carlo Ancelotti lors d’une conférence de presse suite à l’échec (relatif) du Paris Saint-Germain lors des quarts de finale de la Ligue des Champions 2013.
Alors que le contrat qui lie Carlo Ancelotti et le PSG arrive bientôt à sa fin, l’entraineur aurait d’ores et déjà décidé de rester si on veut encore de lui à ce poste pour la prochaine saison. Rappelons que si l’équipe du PSG arrive sur le podium du Championnat de France de Ligue 1, le contrat de Carlo Ancelotti serait automatiquement renouvelé, ce qui sera donc très vraisemblablement le cas.
Une année de plus avec Carlo Ancelotti pour voir le PSG grimper aux sommets de la Ligue des Champions en 2014 ? Voilà tout le mal qu’on souhaite à l’équipe de Zlatan Ibrahimovic.
Marion Maréchal Le Pen : sa photo polémique aux cotés de leaders extrémistes
Un cliché compromettant de Marion Maréchal-Le Pen a été publié par le magazine Le Point dans son numéro du jeudi 11 avril. La députée du Vaucluse et nièce de Marine Le Pen y apparaît lors du 40e anniversaire du Front National, aux côtés de responsables de groupes radicaux. Leurs idées et leurs attitudes sont connues pour être extrémistes.
Parmi ces personnes figurent Edouard Klein, chef de file du GUD (Groupe union défense, une organisation étudiante d’extrême-droite), et Baptiste Coquelle, figure du mouvement skin, qui apparaît sur des photos avec un casque siglé SS, faisant le salut nazi, sur fond de croix celtique. Il tient par l’épaule Julien Rochedy, le directeur du Front national de la Jeunesse et président des « Jeunes avec Marine ».
L’image datée du 11 décembre 2012 a été prise lors de la soirée célébrant les 40 ans du Front National à la Mutualité à Paris, dans le cinquième arrondissement. La présence de militants d’extrême n’est pas un atout, à l’époque où Marine Le Pen est en pleine campagne de dédiabolisation de son parti.
Marion Maréchal-Le Pen répond dans un communiqué
Marion Maréchal-Le Pen a réagi dans un communiqué à la parution de cette photo : « Depuis mon élection, je suis très régulièrement prise en photo et, pas plus que les autres personnalités publiques, je n’ai les moyens de m’assurer que ceux qui posent avec moi ne sont ni des fraudeurs fiscaux, ni des repris de justice, ni des criminels ou des extrémistes », explique-t-elle avant d’ajouter : « Je veux dire ici ensuite clairement que ces gens se trompent de porte en venant au Front national. Je considère, à l’image de Marine Le Pen qui le répète régulièrement, que ceux qui font l’apologie d’un régime totalitaire qui a notamment mis la France à genoux sont tout sauf patriotes. Ils n’ont, en tout état de cause, pas leur place dans notre mouvement. »
Match Newcastle vs Benfica du 11 avril en direct live streaming
Après les matches de quarts de finale de la Ligue des Champions 2013, l’heure est aux quarts de finale de la Ligue Europa ce 11 avril avec le match Newcastle vs Benfica qui sera diffusé dès 21 heures sur la chaine gratuite de la TNT : W9. Le match s’annonce compliqué pour l’équipe de Newcastle qui a tout de même perdu 1 à 3 lors du match aller. Reste que la rencontre peut nous réserver quelques surprises.
Pour suivre le match Newcastle vs Benfica en direct live streaming, il suffira de se rendre sur le site de la chaine W9 qui propose de suivre ses programmes en direct, ou sur les applications mobiles, disponibles sur smartphone et tablette. Aucune raison donc pour manquer ce match de Ligue Europa qui devrait sceller la qualification du Benfica pour la suite de la compétition.
Rendez-vous ce soir dès 21 heures pour le match de Ligue Europa Newcastle vs Benfica en direct sur W9.
Match FC Bâle vs Tottenham du 11 avril en direct live streaming ?
Après la Ligue des Champions et ses quarts de finale particulièrement animés, c’est au tour de la Ligue Europa de nous dévoiler ses affiches de quarts de finale avec plusieurs rencontres diffusées en direct ce 11 avril. Parmi les matches de la soirée se jouera le match en direct FC Bâle vs Tottenham. Cette rencontre qui s’annonce compliquée pour l’équipe de Tottenham sera diffusée en direct et en exclusivité sur la chaine sportive beIN SPORT dès 21 heures.
Rappelons que d’autres matches de Ligue Europa seront diffusés ce soir, comme celui opposant Newcastle au Benfica. Malheureusement, pour suivre en direct le match FC Bâle vs Tottenham, il faudra être abonné à la chaine payante beIN SPORT qui en plus ne propose pas de streaming pour ses abonnés pour le moment.
Reste alors les réseaux sociaux ou les sites spécialisés sportifs qui ne manqueront pas de vivre au rythme des actions sur le terrain.
Match Lazio Rome vs Fenerbahce du 11 avril en direct live streaming ?
Grosse soirée ce 11 avril pour les amateurs de sport et surtout de football avec la diffusion des quarts de finale de la Ligue Europa. Parmi les affiches de la soirée, on trouvera le match Lazio Rome vs Fenerbahce qui sera diffusé dès 21 heures sur la chaine spécialisée beIN SPORT qui a l’exclusivité de cette rencontre.
Pour suivre le match Lazio Rome vs Fenerbahce en direct, il faudra donc être abonné à la chaine sportive qui ne propose malheureusement pas de streaming à ses abonnés pour le moment. Pour les autres, il faudra se contenter de suivre les lives proposés sur des sites sportifs spécialisés ou sur les réseaux sociaux qui ne manqueront pas de vibrer au rythme des actions sur le terrain.
Rappelons que la chaine W9 diffusera en direct et en clair le match de Ligue Europa opposant Newcastle au Benfica.
Delphine Ernotte, Chantal Jouanno, Anne Meaux : confessions de femmes de pouvoir
Delphine Ernotte, Directrice Exécutive d’Orange France
« Nous faisons trop souvent du genre un élément de distinction essentiel »
Terrafemina : Quels sont les trois mots qui résument le mieux votre ascension professionnelle ?
Delphine Ernotte : Travail et implication, parce non seulement j’ai toujours beaucoup travaillé, intensément, mais parce que j’y ai consacré une part importante de ma vie, j’y ai mis une énergie très personnelle. Il y a une part de chance aussi et des rencontres qui m’ont fait progresser.
Tf : Selon vous existe-t-il un management au féminin ?
D. E. : Non, je ne pense pas, à la fois par expérience et par conviction féministe. Nous avons bien plus à gagner, il me semble, à souligner les ressemblances plutôt que les différences entre les femmes et les hommes. Les styles de management sont, à mon avis, plus liés à la culture, à l’expérience et à l’éducation. Nous faisons trop souvent du genre un élément de distinction essentiel. Pourquoi devrions-nous, dans le milieu professionnel, être d’abord considérées pour notre statut de femmes avant celui de manager ? Et puis, appuyer nos différences enfin, c’est laisser la place aux stéréotypes : c’est s’imaginer qu’une femme est plus dans l’empathie quand un homme a le sens de l’action…
Tf : À quel moment le fait d’être une femme a-t-il le plus influé sur votre carrière ?
D. E. : Quand je faisais mes études en prépa, tous les matins le professeur de mathématiques entrait et disait : « Bonjour Messieurs ». Je crois que je me suis aussi construite contre ce modèle. Les difficultés que j’ai pu rencontrer m’ont rendue plus exigeante, m’ont poussée à progresser et à me confronter à l’adversité. Et puis, j’ai aussi eu la chance de venir d’une famille où les femmes ont toujours travaillé, et où mon père m’a autorisée et encouragée à être autonome.
Chantal Jouanno, sénatrice
« Être une femme est un avantage pour accéder au pouvoir, mais un inconvénient pour l’exercer »
Terrafemina : Quels sont les trois mots qui résument le mieux votre ascension professionnelle ?
Chantal Jouanno : Détermination. Travail, il n’y a pas de secret. Chance : celle de faire les bonnes rencontres.
Tf : Selon vous existe-t-il un management au féminin ?
C. J. : Je suis convaincue qu’il existe une façon de diriger au féminin très différente, basée sur la capacité de conviction plutôt que de direction. Les femmes essaient d’obtenir une adhésion sur le fond plutôt que d’affirmer qu’elles ont raison par la force. Le pouvoir politique est très militaire et profondément marqué par des codes masculins : si on exige les mêmes défauts et qualités chez les hommes et les femmes, ces dernières ne peuvent pas exercer le pouvoir de la même façon, elles doivent se démarquer, même si je suis consciente que peu de femmes assument cette différence. On ne peut pas rivaliser avec les codes du pouvoir, avant tout parce qu’en politique nous les femmes sommes minoritaires, il nous faut donc contourner ces codes et en trouver de nouveaux. Nous devons accepter le fait que l’on doit appliquer le leadership de façon différente. Le management se fait beaucoup sur le fond plutôt que sur la forme. C’est en tout cas ce que je pratique au quotidien.
Tf : À quel moment le fait d’être une femme a-t-il le plus influé sur votre carrière ?
C. J. : Cela a influencé à l’évidence ma carrière quand j’ai été nommée ministre : il fallait des femmes pour rétablir l’équilibre du gouvernement, cela m’a favorisée. Par ailleurs, pour travailler avec des hommes au caractère fort, qui sont en permanence dans un esprit de rivalité, c’est beaucoup plus simple d’être une femme : par exemple quand je travaillais avec Nicolas Sarkozy, nous n’avions pas cette relation de rivalité, parce que j’étais justement une femme. Être une femme peut ainsi être un avantage pour accéder au pouvoir, mais aussi un inconvénient pour l’exercer. J’ai pu remarquer par exemple qu’on vous écoute moins attentivement… Aujourd’hui, j’ai fait de cet inconvénient un atout, mais cela suppose de ne pas renoncer à ses convictions et d’éviter de se fondre dans un moule de l’exercice du pouvoir qui est plutôt masculin.
Anne Méaux, présidente d’Image 7
« Je n’ai jamais vécu le fait d’être une femme comme une difficulté »
Terrafemina : Quels sont les trois mots qui résument le mieux votre ascension professionnelle ?
Anne Méaux :Liberté. De regard, d’analyse et de parole. Travail. Sans être rigoureux et exigeant avec soi ou avec ses collaborateurs, on ne réussit rien. Intégrité. Parce que c’est essentiel pour bien vieillir.
Tf : Selon vous existe-t-il un management au féminin ?
A. M. : Oui, je le pense. Nous avons plusieurs vies à mener, celles de maman, de chef d’entreprise et de femme. Nous devons être à la fois performante, à l’écoute de nos enfants et jolie. Nous sommes multitâches par essence. Et en management, l’important n’est pas d’être spécialiste dans tous les univers, mais d’être capable de les relier. Je pense par ailleurs que nous portons un autre regard sur nos collaborateurs, nous les prenons dans leur globalité, dans ce qu’ils sont, au-delà de leur fonction. Enfin, nous avons un rapport au pouvoir très différent. Nous le voulons, non pour le simple fait de l’avoir, mais pour qu’il soit utile à une action.
Tf : À quel moment le fait d’être une femme a-t-il le plus influé sur votre carrière ?
A. M. : Au début de ma carrière, je suis entrée à l’Élysée parce que Valéry Giscard d’Estaing voulait qu’il y ait une femme dans l’équipe. J’étais lauréate du concours de version latine et on m’a choisie. Si j’avais été un homme, personne ne serait venu me chercher, tout comme d’ailleurs si je n’avais pas gagné ce concours… Pour le reste, je n’ai jamais vécu le fait d’être une femme comme une difficulté. J’ai eu une mère formidable qui m’a élevée comme mon frère. Jamais on ne m’a cantonnée à certaines tâches, toujours on m’a poussée vers les études. Et cette confiance en moi a forcément rejailli sur les autres, suffisamment en tout cas pour que personne ne me fasse douter. Finalement, ce qui a le plus influé dans ma carrière, c’est à la fois la chance, le travail, ma capacité à anticiper et à avancer vers ce que je ne savais pas. Mais cela, ce n’est pas l’apanage des femmes…
Barbara Pompili, députée
« J’ai fait le choix de ne faire aucun renoncement »
Terrafemina : Quels sont les trois mots qui résument le mieux votre ascension professionnelle ?
Barbara Pompili : Rencontres, conviction et ténacité
Tf : Selon vous existe-t-il un management au féminin ?
B. P. : Il me semble que l’appréciation d’un individu doit être « dé-genrée ». Peu importe le sexe ou le genre des personnes avec lesquelles nous sommes en interaction, que cela soit dans le milieu professionnel, associatif… ou même personnel. Pour moi, ce sont les compétences, les valeurs et les qualités humaines qui priment. C’est quelque chose que j’applique naturellement au quotidien, aussi bien dans ma fonction politique de députée que dans mes relations. Alors oui, les femmes ont un rôle tout aussi important que les hommes à jouer dans la co-construction de notre société, des entreprises, des associations et de toutes les organisations sociales.
Tf : À quel moment le fait d’être une femme a-t-il le plus influé sur votre carrière ?
B. P. : J’ai la chance d’évoluer dans un mouvement politique dans lequel être une femme n’est pas pénalisant, puisque la parité est une valeur naturelle qui s’exprime au quotidien chez les écologistes. Nous sommes ainsi le seul groupe politique à avoir autant de députés que de députées ! Je dois toutefois reconnaître que comme pour toutes les mères, il m’est parfois bien difficile de concilier vie de famille et obligations professionnelles, et d’autant plus avec une garde alternée. Les réunions tard le soir, les déplacements presque quotidiens entre Amiens et l’Assemblée nationale ne me facilitent pas la tâche. Mais comme la plupart des femmes actives, j’ai fait le choix de ne faire aucun renoncement : ni à ma vie de famille, ni à ma vie professionnelle qui me permet en plus de porter mes valeurs. En ce sens, le partage des responsabilités – et la coprésidence qui prévaut dans mon parti – constituent une des solutions. Mais il est vrai que beaucoup reste à faire pour permettre à toutes les femmes (mais aussi aux hommes qui ont des responsabilités familiales) de ne pas avoir à choisir entre épanouissement professionnel et vie familiale, pour équilibrer équitablement les responsabilités dans les sphères publiques et privées entre femmes et hommes.
Marie-Claire Capobianco, responsable de la banque de détail en France de BNP Paribas et membre du Comité Exécutif du groupe BNP Paribas
« Pour atteindre la même position qu’un homme, une femme doit être au meilleur niveau »
Terrafemina : Quels sont les trois mots qui résument le mieux votre ascension professionnelle ?
Marie-Claire Capobianco :Détermination. J’ai toujours considéré que j’y arriverai et je m’en suis donné les moyens. Lucidité, celle d’avoir toujours été consciente de mes capacités –de travail, de négociation, d’empathie- et de mes limites –je n’étais pas attendue et j’étais face à des hommes qui eux l’étaient. Travail, parce que sans lui, il était impossible d’obtenir tout cela.
Tf : Selon vous existe-t-il un management au féminin ?
M.-C. C. : Je ne pense pas qu’il y ait des qualités féminines vs des qualités masculines, en tout cas pas intrinsèquement. Nous ne sommes pas différents par nature. En revanche, je pense que les conditions d’exercice des femmes forgent chez elles un certain style de management. Elles développent des aspects très opérationnels et concrets parce que leurs qualités sont plus challengées, parce que le contexte leur est moins favorable et parce qu’on a été plus exigeant avec elles. Mais malgré tout, je crois que nous restons avant tout des chefs d’entreprise et que, plus globalement, nous faisons du business de la même façon. Je n’ai pas le sentiment là-dessus que ma position de femme ait joué, ou alors je ne m’en suis pas rendu compte.
Tf : À quel moment le fait d’être une femme a-t-il le plus influé sur votre carrière ?
M.-C. C. : Au début de ma carrière, j’ai dirigé une agence bancaire : j’étais jeune, j’étais une femme et j’ai très vite pris conscience que ça pouvait être un handicap. J’étais moins prise au sérieux : lorsqu’un client arrivait et qu’un homme était à mes côtés, on s’imaginait systématiquement que je n’étais pas la directrice. J’ai donc très tôt pensé qu’il fallait que je redouble de professionnalisme et j’ai alors développé des qualités de combativité et de détermination. J’ai mesuré à quel point la faille, le défaut ou la faiblesse étaient plus impactants pour une femme. C’est d’ailleurs toujours vrai : pour atteindre la même position qu’un homme, une femme doit être au meilleur niveau.
Propos recueillis par Marion Roucheux et Ide Parenty
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